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Guide de référence

Étiquetage alimentaire 2026 : le guide complet des obligations

Toute denrée alimentaire préemballée vendue en France porte huit mentions obligatoires : dénomination, liste des ingrédients, allergènes en évidence, quantité nette, date de durabilité, conditions de conservation, nom de l'exploitant et déclaration nutritionnelle — auxquelles s'ajoutent, selon le produit, l'origine et le titre alcoométrique.

Lecture 12 minÀ jour 2026

Les mentions obligatoires

Toute denrée préemballée porte un socle de mentions fixé par l'article 9 du règlement INCO. Elles ne sont pas décoratives : leur absence est le premier motif de non-conformité relevé en contrôle.

Ces obligations viennent du règlement INCO — ce que c'est, à qui il s'applique, et ce qu'il ne couvre pas.

  • La dénomination de vente — le vrai nom du produit, pas seulement une marque
  • La liste des ingrédients, par ordre de poids décroissant
  • Les allergènes présents, mis en évidence dans cette liste
  • La quantité nette (poids ou volume)
  • La date : DLC ou DDM
  • Les conditions de conservation et d'utilisation
  • Le nom et l'adresse du responsable (l'exploitant)
  • Le pays d'origine, quand il est requis
  • La déclaration nutritionnelle
  • Le titre alcoométrique pour les boissons de plus de 1,2 % vol.

Souvent oublié

La quantité de certains ingrédients — le QUID — doit apparaître dès qu'un ingrédient figure dans le nom du produit ou est mis en avant. Exemple : des « lasagnes au saumon » doivent indiquer le pourcentage de saumon.

Approfondirdans quel ordre lister les ingrédients · le QUID.

La déclaration nutritionnelle et ses exemptions

Depuis décembre 2016, le tableau nutritionnel est obligatoire sur la plupart des produits transformés. Il donne, pour 100 g ou 100 ml : l'énergie (en kJ et kcal), les matières grasses (dont acides gras saturés), les glucides (dont sucres), les protéines et le sel. L'ordre et les intitulés sont imposés par la loi.

Ces valeurs se calculent, elles ne s'inventent pas : soit à partir des tables officielles de composition (Ciqual en France), soit à partir d'une analyse en laboratoire.

L'exemption des petits producteurs

Les denrées fournies en petites quantités, directement au consommateur final ou à des commerces de détail locaux, peuvent être dispensées de déclaration nutritionnelle (annexe V du règlement). Mais dès que vous vendez à une centrale, à une épicerie hors zone, ou que vous voulez rassurer un acheteur, le tableau devient un passage obligé commercial.

Approfondircalculer ses valeurs sans laboratoire · les arrondis réglementaires.

Les 14 allergènes

L'annexe II du règlement liste 14 substances allergènes. Quand l'une entre dans la recette, elle doit être écrite dans la liste des ingrédients ET mise en évidence (gras, majuscules ou couleur) pour sauter aux yeux.

01Céréales contenant du gluten (blé, seigle, orge, avoine…)
02Crustacés
03Œufs
04Poissons
05Arachides
06Soja
07Lait (y compris le lactose)
08Fruits à coque (amandes, noisettes, noix…)
09Céleri
10Moutarde
11Graines de sésame
12Anhydride sulfureux et sulfites (au-delà de 10 mg/kg)
13Lupin
14Mollusques

Attention aux traces : une contamination croisée possible dans votre atelier (« peut contenir des fruits à coque ») se signale à part — elle ne remplace jamais la déclaration d'un ingrédient réellement présent.

Approfondirles 14 allergènes et comment les déclarer.

Calcul par table ou analyse laboratoire

Pour la déclaration nutritionnelle, le règlement (article 31.4) admet deux méthodes : le calcul à partir de données de composition établies (les tables officielles), ou l'analyse d'un échantillon en laboratoire.

L'analyse laboratoire coûte à partir de 250 € par produit, et il faut la refaire à chaque changement de recette. Le calcul par table est reconnu, gratuit dans son principe et reproductible : c'est la voie choisie par la plupart des artisans. L'analyse reste utile pour ce qui ne se calcule pas — microbiologie, tests de vieillissement, allégations.

Ce que regarde un contrôle

Pas votre étiquette d'abord, mais la traçabilité de la méthode : quelle table, quelle version, quelle valeur pour quel ingrédient. Un calcul daté et scellé vaut preuve de bonne méthode.

Approfondircombien coûte une analyse en laboratoire.

Les tailles de caractère

La loi impose une taille minimale, mesurée sur la hauteur de la lettre « x » (la hauteur d'x) : au moins 1,2 mm. Sur les petits emballages dont la plus grande face fait moins de 80 cm², le minimum descend à 0,9 mm.

C'est une contrainte physique concrète : sur un petit pot de confiture, faire tenir toutes les mentions à 1,2 mm de hauteur d'x demande un vrai travail de mise en page. C'est là que beaucoup d'étiquettes « maison » deviennent non conformes sans que le producteur le sache.

Approfondirla taille de caractère et son calculateur.

DLC ou DDM : ne pas confondre

Deux dates, deux sens très différents.

DLC — « À consommer jusqu'au… »

Produits périssables (frais). Passé la date, il y a un risque pour la santé ; la vente est interdite au-delà.

DDM — « À consommer de préférence avant… »

Question de qualité, pas de sécurité. Passé la date, le produit reste consommable (le goût ou la texture peuvent évoluer) ; la vente reste possible.

Une confiture, un miel, une conserve stérilisée portent en général une DDM. Un produit frais (traiteur, fromage frais) porte une DLC. Se tromper de mention, c'est soit alarmer le client à tort, soit prendre un risque sanitaire.

ApprofondirDLC ou DDM, laquelle choisir.

Vente directe et restauration collective

Sur un marché, à la ferme, sur un stand : les produits vendus non préemballés échappent au tableau nutritionnel, mais PAS à l'information sur les allergènes. Elle reste obligatoire, par un affichage clair — panneau, chevalet, ou classeur mis à disposition.

En restauration collective (cantines, traiteurs), les règles diffèrent selon le conditionnement — service à l'assiette, liaison froide, portage à domicile — et relèvent d'un régime propre, développé dans le guide dédié.

Approfondirétiqueter en vente directe · la restauration collective.

Vendre à l'étranger : UE et hors UE

Dans l'Union européenne, le règlement INCO est harmonisé : les obligations sont proches d'un pays à l'autre. Mais l'étiquette doit être rédigée dans une langue comprise du pays de vente, et certaines règles nationales s'ajoutent (mentions, unités, table de composition de référence propre à chaque pays).

Hors UE, on change de cadre : aux États-Unis, c'est le « Nutrition Facts » de la FDA, avec son format, ses valeurs de référence et ses arrondis ; le Canada et l'Australie ont chacun le leur. Vendre à l'export, ce n'est pas traduire une étiquette française : c'est la recalculer selon les règles du pays de destination.

Questions fréquentes

Dois-je mettre un tableau nutritionnel si je vends sur les marchés ?

Pour des produits non préemballés vendus en direct, non : le tableau est exempté. Mais l'information sur les allergènes reste obligatoire, par affichage. Dès que vous préemballez un produit étiqueté pour le rayon, le tableau redevient obligatoire, sauf l'exemption « petites quantités locales ».

Le calcul par table est-il vraiment accepté en contrôle ?

Oui : l'article 31.4 du règlement l'autorise explicitement pour la déclaration nutritionnelle. Ce qui est contrôlé, c'est la méthode et sa traçabilité — d'où l'intérêt d'un justificatif citant la table, sa version et sa date.

Quelle taille de texte minimum sur une étiquette ?

1,2 mm de hauteur d'x en général ; 0,9 mm sur les emballages dont la plus grande face fait moins de 80 cm².

Confiture : DLC ou DDM ?

Une DDM (« à consommer de préférence avant »). La DLC est réservée aux produits périssables pour lesquels un dépassement présente un risque sanitaire.

L'outil

Vos étiquettes conformes, sans laboratoire

Étiquette Studio calcule le tableau nutritionnel depuis les tables officielles, détecte les 14 allergènes, contrôle l'étiquette avant impression et produit un justificatif scellé. 13 pays, dans 1 fichier autonome.

Comparatif : Étiquette Studio face à Nutree

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Ce guide est informatif et vulgarisé. Il ne remplace pas les textes officiels ni l'avis d'un organisme compétent pour un cas particulier.